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La citation qui m’accompagne depuis longtemps est celle-ci, de Blaise Cendrars :

« Pauvres poètes, travaillons. »

Je ne sais plus où la retrouver, mais elle revient assez souvent, dans ses « notes au lecteur inconnu » de plusieurs romans ou dans sa correspondance. Elle est reprise en fait du poème « La Chenille » d’Apollinaire, métaphore ironique de la longue et douloureuse création poétique. Chez Cendrars, c’est aussi une manière de se prendre la tête dans ses mains devant l’absurdité des choses et la connerie des gens, et se donner du ressort pour aller de l’avant.

C’est pourquoi je l’ai adoptée, et les occasions de se la murmurer ne manquent pas…

 

Récemment, j’ai été frappé par cette phrase prononcée par un personnage du roman Les Braises, de Sándor Márai, un vieil officier de l’armée impériale austro-hongroise. (Livre de Poche, trad. M. et G. Regnier)

« On prétend qu’arrivé à notre âge, on vit aussi longtemps que la vie nous intéresse. »

A prendre comme on veut. Et qui pour moi se passe de commentaire.

 

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