Des paroles ou des bruits entendus, et qui nous ont pénétrés, peut être à notre insu, remuent en nous un monde ignoré de nous mêmes. (René Boylesve).
Voilà l’exergue choisi par Laurent Mauvignier pour La Maison Vide qui m’a fait réfléchir, d’un certain René Boylesve, auteur inconnu de moi et que je ne lirai probablement pas. Cette rentrée littéraire que j’ai suivie avec un peu plus d’attention cette année car elle faisait une place conséquente au « roman familial » m’a plongée dans au moins deux romans dont je ne suis toujours pas sortie à tous les sens du terme.
L’autre exergue, celui d’Officier Radio de Marie Richeux, est bien plus direct mais pas moins vif : On peut aussi bien apprendre les choses en les vivant. (Clarisse Lispector L’heure de l’étoile).
Et vous, accordez-vous quelque importance à ces citations qui ouvrent un livre ? Prennent elles alors « une puissance imprévue »?

Merci pour ce rappel de l’intérêt des exergues.
Pour ma part, c’est une fois faite la lecture de l’ouvrage que je reviens vers l’exergue pour en comprendre le sens. En imaginant que l’auteure ou l’auteur ont eux écrit tout un livre pour cela.