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Le plus court chemin de soi à soi passe par les autres.

Paul Ricoeur

 

Ricoeur dit « autrui » mais j’aime mieux « les autres ». Je n’ai jamais lu que des bribes de ce philosophe, mais cette phrase me parle depuis longtemps. Elle est pour moi évidence toujours à redécouvrir …

La relation, quand elle est vraie, avec ceux qui nous sont proches ou ceux qui sont lointains par la culture, l’éducation, la langue, nous éclaire, nous approfondit et nous permet de découvrir d’autres aspects de notre être, qui nous surprennent parfois, et surtout nous apprennent. Et cela, même si cette relation est difficile ou conflictuelle.

J’ai envie de rajouter cette citation tirée d’un livre remarquable que je viens de lire « L’infini dans un roseau » d’Irène Vallejo :

« Nous comprendrons notre identité, seulement si nous la confrontons à d’autres. C’est l’autre qui me raconte mon histoire, qui me dit qui je suis. »

 

2 Comments

  • jacqueline L'heveder dit :

    Quel bel hommage à la relation non pas en miroir, non pas celle de Sisyphe qui ne cherchait que son double, et donc son soi-même, mais celle qui prend l’image de l’autre, qui engendre une autre partie de soi, révélée par la différence.

  • Pierre Hélène-Scande dit :

    Pour aller à peu près dans ce sens.

    Descartes remarque « Je pense donc je suis ». Et il conclut que l’essence de l’homme consiste en la pensée.

    Dans ses Méditations cartésiennes, Husserl dit en gros que l’homme est l’être qui dans sa pensée a la pensée non seulement de lui-même mais aussi d’un autre qui lui aussi est un homme, qui donc a dans sa propre pensée etc. .
    La pensée de l’autre appartient alors à l’essence de l’homme.

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