Je suis content même s’il pleut car il pleut même si je ne suis pas content.
La première proposition peut être vraie, peut-être en se forçant un peu… La seconde, bien sûr, est toujours fausse.
Suis-je bien logique ? Moi aussi, je m’efforcerai d’être content même s’il fait beau. Et je n’en dirai pas davantage, parce que, paraît-il, quand on parle de la pluie et du beau temps, c’est qu’on n’a rien à dire…
Karl Valentin, humoriste, joue, comme d’autres de cette éminente corporation, avec le non sens (évident en effet ici) pour faire entendre l’illogisme qu’il y a à voir le monde à travers nos affects. Une façon de voir et de ressentir qui est inévitable. Mais la façon d’agir et d’être qui en découle peut être, elle, objet d’un possible choix … dit aussi Spinoza à sa façon un peu moins humoristique. Quoique ?
Voir le réel à travers nos affects est en effet inévitable et parfois destructeur mais la pirouette de K Valentin peut n’être qu’une invitation (spinozienne en effet?)à y chercher de la beauté et des bienfaits, à se panser l’âme avec ses surprises cachées …
Il ne pleut pas, tant pis : je vais essayer d’être contente quand même.
Paraphrase :
Je suis content même s’il pleut car il pleut même si je ne suis pas content.
La première proposition peut être vraie, peut-être en se forçant un peu… La seconde, bien sûr, est toujours fausse.
Suis-je bien logique ? Moi aussi, je m’efforcerai d’être content même s’il fait beau. Et je n’en dirai pas davantage, parce que, paraît-il, quand on parle de la pluie et du beau temps, c’est qu’on n’a rien à dire…
Karl Valentin, humoriste, joue, comme d’autres de cette éminente corporation, avec le non sens (évident en effet ici) pour faire entendre l’illogisme qu’il y a à voir le monde à travers nos affects. Une façon de voir et de ressentir qui est inévitable. Mais la façon d’agir et d’être qui en découle peut être, elle, objet d’un possible choix … dit aussi Spinoza à sa façon un peu moins humoristique. Quoique ?
Au royaume de la pluie le contentement est roi, n’est-il pas?
Voir le réel à travers nos affects est en effet inévitable et parfois destructeur mais la pirouette de K Valentin peut n’être qu’une invitation (spinozienne en effet?)à y chercher de la beauté et des bienfaits, à se panser l’âme avec ses surprises cachées …