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tu t’annonces

-attends

sur la crête où tout se forme

je suis sur le contour

en quelque lieu qui déborde

en quelque lieu du manque

 

là où il y a le poids et où il y a

le souvenir

là où il y a l’appel

il y a le signe

il n’y a pas d’ankylose

 

tête tournée vers le col

de montagne promise

vaste sous paupière

parcourrai-je ?

je patienterai pour l’après-bord

la bascule

l’embarquement

 

je déplierai le désir au milieu

de la nuit

j’ai froid

qu’il y ait ou non des ailes

les muscles tendus jusqu’au matin

je laisserai le risque

endormir les rayons

je dénouerai les draps

j’emporterai la lumière

je dormirai prémices

préfaçant nos transports

je ne suis pas où je suis

-attends-moi

 

 

One Comment

  • Pierre Hélène-Scande dit :

    Cette poésie me paraît charnelle et incarnée, et en même temps pleine d’une belle transposition dans le monde et l’espace naturels.

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