tu t’annonces
-attends
sur la crête où tout se forme
je suis sur le contour
en quelque lieu qui déborde
en quelque lieu du manque
là où il y a le poids et où il y a
le souvenir
là où il y a l’appel
il y a le signe
il n’y a pas d’ankylose
tête tournée vers le col
de montagne promise
vaste sous paupière
parcourrai-je ?
je patienterai pour l’après-bord
la bascule
l’embarquement
je déplierai le désir au milieu
de la nuit
j’ai froid
qu’il y ait ou non des ailes
les muscles tendus jusqu’au matin
je laisserai le risque
endormir les rayons
je dénouerai les draps
j’emporterai la lumière
je dormirai prémices
préfaçant nos transports
je ne suis pas où je suis
-attends-moi

Cette poésie me paraît charnelle et incarnée, et en même temps d’une belle et concrète abstraction, si j’ose dire.