Une expérience nouvelle

Grâce à des relevés dans les glaces polaires et à des mesures depuis une cinquantaine d’années, nous sommes en mesure d’établir qu’avant l’ère industrielle – c’est-à-dire avant l’avènement des combustibles fossiles – la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère était stabilisée autour de 280 ppm (280 millionièmes)  sur une durée de plus de mille ans. Depuis 1800 environ, la concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère ne cesse d’augmenter de manière exponentielle, pour atteindre 415 ppm au mois d’octobre 2019.*

  • « Et ce samedi, l’observatoire de Mauna Loa à Hawaï (États-Unis), a une fois de plus enregistré une concentration record de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère de la Terre : 415,26 parties par million. Pour la toute première fois, la barre journalière des 415 ppm a donc été franchie ». (In Futura Planète)

Nous sommes donc en train de vivre au premier rang l’expérience que John Tyndall a décrite en 1861, selon laquelle une modification de la concentration d’un gaz à effet de serre dans l’atmosphère impacterait le climat. Et comme toute expérience que l’on réalise pour la première fois, il est impossible de prédire tous les effets qui pourraient survenir.

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