Découvre l’eau et ne couvre pas le feu
Longtemps cru l’inverse

Sur des sentiers gradués de roses
Et d’amours,
Lézardés de vents

Découvre l’eau et ne couvre pas le feu
C’est la mer pas la montagne
Longtemps cru incompatibles

Ne dit-on pas « mer de nuages » ?
Il suffit d’y penser.

À toute cette brume.

Qu’on dirait une mer.

C’est juste qu’elle est au creux des versants
C’est tout.

Découvre l’eau et ne couvre pas le feu.
Ici il y a justement
Des nuages qu’on dirait des montagnes
Pas tout de suite fait le lien.
Juste par la peau l’eau ça passe
Ça ressent
Comme ça :          brr.

Et puis la lumière les premières heures du jour
Dans lesquelles perce comme un piquet
Celui de l’enclos

C’est comme un noyau d’abricot entassé avec les autres
Là-bas sur le muret
Sur les rebords
Presque sous le nez à mieux pouvoir absorber le souvenir.

Fini tout ça.

Des bâtons dans les roues
Un éclair au café comme ça paraît idiot à côté des champs
Par quel miracle est-on toujours en mars ?
Par quel miracle as-tu compris le langage des nuées ?
Par quel miracle as-tu caché les dieux sous la fourrure de ta veste ?
Par quel miracle as-tu caché les dieux ?Par quel miracle as-tu caché…

Découvre l’eau et ne couvre pas le feu
Il y a trop de gens il y a trop de temps il y a très longtemps
j’ai ouvert
Oui il y a très longtemps j’ai ouvert l’orage

Je vomis mes tripes la poésie c’est fait pour vomir ses tripes

Fini tout ça.

Un Commentaire

  • l'heveder jacqueline dit :

    Magnifique ce rythme incantatoire, glaçant aussi, on est sûr d’avoir perdu quelque chose et d’en souffrir.

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