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C’est l’enfance en nous qui s’attarde et qui saigne, 

nous berce et nous blesse, nous taraude, nous embaume.

 

Cet incipit, ce fragment poétique est une sorte de condensé de l’événement qui a marqué la vie de mon frère et de ma sœur aussi bien que la mienne: nos parents sont morts lorsque j’avais 7 ans, mon frère 4 et ma sœur 2.

Nous avons été accueillis généreusement par les familles paternelles et maternelles : très aimés et encouragés à vivre.

Cette perte radicale a suscité chez nous un goût prononcé de l’existence, une confiance vigoureuse dans les ressources de tout être humain.

Un passé qui nous a donné un centre de gravité et une audace orientée vers l’à venir.

 

J’ai évoqué cette aventure dans L’enfant neuf publié chez Bayard, réédité en poche au Seuil Point puis réédité par Asmodée Edern. 

Également en album jeunesse sous le titre Depuis ce jour illustré par Estelle Meens, publié par Labor, repris par Mijade, traduit en néerlandais, danois, vietnamien, japonais…

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